
A l'exception de certains de ses romans, l'auteur aime à mêler ses personnages de fiction à des pans de notre histoire réelle.
Découvrez ici certains des faits et anecdotes de moments historiques qui jalonnent ses livres.
Chaque anecdote fait référence à un fait d'un des romans.
Les plus anciens vers le bas.
Le 26 août 1942, seulement six semaines après la rafle du Vel' d'Hiv à Paris, le Gouvernement de Vichy organisait dans la Zone libre une série d'arrestations et de déportations. Ainsi, 17 trains ont transporté quelque 10 500 juifs vers Drancy d'où ils seront déportés vers le camp de la mort d'Auschwitz.
Après la signature de l'armistice du 22 juin 1940, la France a été séparée en deux par une ligne de démarcation avec une zone occupée au nord et une zone libre au sud qu'Hitler avait laissée sous administration du gouvernement de Vichy.
Ces deux zones vont changer de mains en novembre 1942, puis une nouvelle fois en septembre 1943.
Le 12 novembre 1942, les troupes italiennes occupent un quart sud-est de la France sur la base d'un accord entre Berlin et Rome. Le Général Mauricio Lazzaro di Castiglioni prendra le commandement de cette région.
Grâce à sa bienveillance, la zone d'occupation italienne devient, pour les juifs poursuivis par les Allemands et la police, un refuge surnommé la "Palestine d'Isère".

Le 26 avril 1937, Guernica est noyé sous les bombes des Stukas allemands. Le gouvernement basque lance un appel à de nombreux pays pour que leurs enfants soient accueillis en toute sécurité afin d'échapper à la guerre civile espagnole qui fait rage. La France, l'Angleterre, la Belgique, la Suisse, le Danemark et le Mexique accueillirent plus de 30.000 de ces enfants.
De son côté, la Russie accepta de recevoir sur son sol 2.996 enfants basques. Ce seront les premières victimes d'une nouvelle doctrine et presque aucun de ces enfants ne revint vivant en Espagne.

Dans le monde, les glissements de terrain en montagne sont fréquents. Ceux qui précipitent des villages entiers dans le vide, comme le livre "L'affaire du Curé d'Houstin", sont heureusement beaucoup plus rares.
Un des glissements de terrain les plus meurtriers en France au XX siècle est celui du Plateau d'Assy.
La catastrophe est survenue le 5 avril 1970 à 0h15 sur la commune de Passy, en Haute-Savoie.
Le bilan de la destruction partielle du Sanatorium pour enfants du Roc des Fiz a fait état de la mort de 71 personnes, dont 56 enfants.

Dans le courant de l'année 1960, une terrible maladie que l'on croyait erradiquée depuis bien longtemps frappe d'abord les gardiens du Camp de travail de Norilsk. Il s'agissait de la variole dans sa variante la plus mortelle, la variole hémorragique.
Dans l'univers clos de ce goulag qui concentrait près de 170.000 détenus et des milliers de gardiens, la maladie va se propager très vite, presque sans contrôle possible parce qu'il n'existait pas encore, à cette époque, de vaccins capables d'enrayer sa propagation.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Berlin se retrouve divisé en 4 zones : une zone française, une zone britanique, une zone américaine et une zone Soviétique.
La RDA qui est administrée par l'Union soviétique affronte une véritable saignée démographique avec le départ vers l'Ouest de 3 millions de personnes entre 1949 et 1961. Pour mettre fin à cette situation, le gouvernement de la RDA décide la construction d'un mur qui va séparer la ville entre l'Union soviétique à l'Est et les occidentaux à l'Ouest.

Dans la fin des années 30, l'Allemagne est la capitale des paradis artificiels. Le pays produit 80% de la cocaïne consommée dans le monde et ses laboratoires pharmaceutiques sont à la pointe de la recherche en la matière.
C'est au coeur des usine Temmler, en banlieue de Berlin, que la Pervitine est brevetée en 1937. Il s'agit d'un dérivé de méthamphétamine aux propriétés psychostimulantes. C'est cette drogue qui a grandement contribué aux premières victoires de la Wehrmacht dans la stratégie d'Hitler de la "Guerre éclair".

Les camps de travail, un système concentrationnaire qui se développe sous Staline et qui touche de nombreuses catégories de personnes : opposants à la politique de collectivisation, rivaux politiques, élites intellectuelles, minorités, mais surtout des gens ordinaires condamnés pour des délits mineurs.
En vingt-cinq ans, plus de 19 millions de Soviétiques sont passés par le Goulag et 6 millions ont été déportés, soit un total d'1 Soviétique sur 6. Environ 9% des détenus sont morts, emportés par la maladie, la faim, les conditions extrêmes de travail et la rigueur du climat.